Historique

Les débuts du projet


Les chûtes d'eau à la saison des pluies

1999 - 2000 : voyage touristique de Michel Pennetier au Pays dogon et rencontre de l’ADG (Association pour le Développement de Guinekanda, un des quartier du village de Endé) qui lui parle des problèmes liés à la sécheresse et de l’idée de retenir l’eau qui tombe de la falaise à la saison des pluies, avec un barrage.

Des torrents descendent de la falaise de chaque côté du village et constituent un cours d’eau qui serpente parallèlement à la falaise vers l’Ouest

Le barrage retient l’eau qui inonde une surface de 18ha.
En dessous la nappe phréatique se régénère.
La culture de décrue pourra commencer dès la fin de la saison des pluies.

2001 : création de l’association Un Jardin Au Mali (France) Président Michel Pennetier

2002 : création de l’association Di Kanmonou « solidarité pour l’eau » qui rassemble les 4 quartiers de Endé et devient notre interlocuteur.

Nombreuses réunions d’élaboration du projet, à Endé où Michel Pennetier fait de longs séjours.

Premières études de conception du barrage par Hydraulique Sans Frontière (HSF).

Le site du barrage a été choisi en aval du confluent, à l’endroit où le cours d’eau est au plus près de la falaise et doit permettre d’irriguer une zone de 18 ha pour des cultures de décrue.

2003 : envoi de dossiers de recherche de financement avec l’étude d’HSF.

2004 : La région Ile de France accorde une subvention ;

La commission du FSD (ambassade de France à Bamako) accorde une subvention de 70% du coût total. Un jardin au Mali rassemble des adhésions, des dons et réunit la somme complémentaire.

L’objectif du projet étant le maraîchage, Un Jardin au Mali et le village commencent à élaborer le dossier pour l’aménagement agricole avec Bernard Jouan de Agro sans frontières(voir chapitre « maraîchage »)

Octobre 2004 - janvier 2005 construction d’une « digue » en gabions et en terre compactée.


La digue en terre compactée- fin 2004

HSF a retenu une technique de construction en gabions (pierres enfermées dans du grillage) pour le déversoir (partie centrale de l’ouvrage) et en terre compactée (argile tassée) pour la digue


La digue détruite à la saison des pluies

Dès les premières pluies en 2005 le déversoir a été entièrement détruit. La digue est restée partiellement en place dans un premier temps .

La technique choisie par Hydraulique Sans Frontière se révèle donc inadaptée à la situation

Di Kanmonou et Un Jardin Au Mali reprennent les recherches de solution technique et de financements.

Le « barrage » reconstruction en béton cyclopéen.


Reconstruction d'un barrage en béton cyclopéen, fin 2008


Le barrage, février 2009

2008 : le FSD décide de reprendre en main le dossier sur le plan technique et financier.

Seule la partie la plus proche de la falaise, où la digue a été détruite, sera reconstruite – en béton cyclopéen ; elle rejoindra la partie ancienne en terre compactée (digue) restée en place.

Cette portion de barrage est réalisée fin 2008 début 2009.


Nouvelle brèche de 25 mètres sur l'ancienne digue 2009

En juin 2009, lors des pluies, la partie ancienne de digue subit des dégâts importants. Une brèche de plus de 25m se constitue, confirmant la non pertinence de la technique Hydraulique Sans Frontière.

Malgré cette brèche, - quelques ha de terrain sont inondés : cela permet d’alimenter la nappe phréatique qui se trouve en dessous, d’irriguer la terre et … de cultiver du riz -ce qui ne s’était jamais fait à Endé !

Les villageois ont été extrêmement encouragés par cette récolte de riz (plus de 7 tonnes). Ils se sont ainsi engagés de manière plus volontaire dans le début des cultures maraîchères. (voir page « maraîchage »).

Un Jardin Au Mali, Di Kanmonou et l’ensemble du village.

2010 : décision de finir le barrage

L’assemblée générale d’Un Jardin au Mali élit un nouveau CA (président Roland Tourreau), plus large et renforcé notamment par André Duteil - Ingénieur travaux publics internationaux, jeune retraité, nouveau membre de l’association.


La partie barrage en eau - août 2010

De nouvelles recherches de financement sont engagées qui reçoivent des réponses positives de :

Dans le même temps :

Un bureau d’études est sélectionné, suite à un appel d’offre, S.I.D (Société d’Ingénierie pour le développement) situé à Bamako

Une entreprise est choisie (suite à appel d’offre) Mr Goro/ Sévaré Mopti

Les débris de l’ancienne digue seront enlevés .Le barrage sera prolongé en utilisant les techniques de la construction de 2009 (béton cyclopéen). Le bureau d’études SID porte une attention toute particulière aux fondations de l’ouvrage et au traitement des risques d’affouillement en amont du barrage
Un Jardin Au Mali - lors de la réunion du Conseil d’Administration du 15 novembre 2011 a décidé la prise en charge du financement des travaux de gros oeuvre en approuvant le montant du marché entre Dikanmonou (Maître d’Ouvrage) et l’entreprise malienne Goro (70 000 euros hors frais d’étude et de Maîtrise d’œuvre).

Nous aurons encore à financer les années suivantes :

Nous espérons qu’à la saison des pluies de 2012 un barrage de 180 mètres de long retiendra l’eau sur une zone de 18ha permettant ainsi une culture de décrue et une recharge conséquente de la nappe phréatique.


Jardins à Sanga, en haut de la falaise, pays dogon

L’accroissement des récoltes de riz et du maraîchage qui devrait en résulter permettra d’améliorer considérablement la souveraineté alimentaire du village.

Un Jardin au Mali soutiendra le développement du maraîchage avec l’objectif que le village accède à sa complète autonomie en matière de renouvellement de semences, d’achat de matériel et d’entretien du barrage.




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